Je me suis rendue au Festival du film de la cohésion sociale

A l’occasion de la journée internationale des bénévoles, j’ai eu le plaisir, en tant que membre de l’association EIAPIC et en tant que volontaire service civique de me rendre au Festival du film de la cohésion sociale et de visionner les trois films qui ont été projetés le lundi 8 décembre dernier au cinéma Roxane à Versailles (La grande classe !)

Cette année, le thème qui a été choisi est la cohésion sociale. Ce-dernier est défini par l’organisateur de ce festival, à savoir la Direction départementale de la cohésion sociale des Yvelines, comme étant la « capacité de la société à assurer le bien-être de tous ses membres, incluant l’accès équitable aux ressources disponibles, le respect de la dignité dans la diversité, l’autonomie personnelle et collective et la participation responsable ». C’est avec cette définition en tête que j’ai pu mieux appréhender l’intérêt et le choix de projeter ces trois films.

Handicap et exclusion sociale 

Ces films ont fait surgir plusieurs thèmes d’actualité que j’ai trouvés très intéressants à aborder dont celui de l’exclusion sociale. Le film de Pascal Jacob « N’ayez pas peur » met en avant ce sujet encore sensible dans sa globalité. En effet, le film n’est pas seulement centré sur la situation des personnes handicapées, d’autres questions surgissent, celles des personnes « valides » confrontées elles aussi à cette marginalisation de la société dans laquelle nous vivons : les femmes voilées, les adultes et les enfants en situation précaire, etc. Tout au long de ce film, le réalisateur nous invite à changer le regard que l’on peut porter sur ces personnes. Une personne handicapée, malade ou en situation de précarité (en chaise roulante, diabétique, sourde, pauvre, etc.) peut malgré tout vivre comme les autres (travailler, se divertir, s’engager…) mais pour cela, chaque individu doit changer sa manière de penser et sa vision du handicap ou de la différence. Ce film nous illustre un bel exemple du vivre ensemble, avec notamment celui d’un élève handicapé qui a su faire oublier à ses camarades de classe la chaise roulante sur laquelle il est assis.

Quand insertion professionnelle rime avec féminité

Un autre thème a également fait son apparition dans le festival à travers le film « Joséphine, droit à la beauté », de Djana Schmidt qui concerne encore aujourd’hui une grande majorité de femmes : l’insertion professionnelle. Joséphine, c’est un salon de coiffure social ( et oui ça existe !) à Paris, métro Barbès, qui aide les femmes à reprendre confiance en elles, en leur offrant la possibilité de faire des soins ou bénéficier d’une nouvelle coupe de cheveux à moindre coût (un euro le soin du visage). C’est un endroit qui permet aux femmes de prendre du temps pour elles, de se faire belle, de faire part de leurs difficultés à se réinsérer dans la vie professionnelle avec les autres femmes du salon et les membres de l’association. Je tiens personnellement à féliciter et à encourager ce salon qui redonne le sourire à ces femmes et leur insuffle une énergie telle qu’elles se sentent revivre.

Précarité et robotisation du travail

12h30, dernier film projeté,  j’ai la chance d’assister à l’avant-première du film « Discount » qui pointe du doigt la situation précaire, les conditions de travail difficiles des salariés et le gaspillage alimentaire d’un hard discount. Malgré allègement d’un travail pénible, l’introduction de caisses automatiques menace les postes des employés. En effet, cette mesure entraînera des licenciements. Néanmoins, les salariés concernés ne vont pas se laisser abattre, bien au contraire, ils finissent par se rebeller à leur façon en trouvant le moyen de gagner beaucoup et rapidement au détriment de leur employeur. Je vous laisse découvrir le film en vous rendant au cinéma le 21 janvier 2015, ça vaut vraiment le détour !  

Avoir un autre regard sur les personnes avec un handicap, prendre en considération et mettre en œuvre des actions correctives sur les difficultés d’insertion des femmes dans le monde du travail et la précarité des individus, voilà ce que j’appelle œuvrer utile pour plus de cohésion sociale ! Et vous qu’en pensez-vous ?

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