La mobilité : un atout majeur pour la définition de mon projet professionnel

Je m’appelle Camille, j’ai 19 ans, j’habite aux Mureaux et je suis volontaire service civique au sein de l’association EIAPIC. Je souhaite vous faire part de mon expérience de mobilité.

La mobilité et moi, une longue histoire d’amour…

Les longues distances ne me dérangent pas, j’ai l’habitude d’être mobile, j’aime découvrir de nouvelles choses, de nouveaux horizons. Durant mes années scolaires, j’ai dû me déplacer dans différentes villes alors que tout existait dans la mienne.
De la 6ème à la 3ème, je prenais le bus, pour me rendre au collège à Meulan. Mes parents et moi avions décidé que j’intègre ce collège car nous en avions eu de bons échos, alors qu’il en existe 4 dans ma ville. Durant ma 3ème, il a fallu faire un choix d’orientation pour le lycée, j’ai donc opté pour une filière professionnelle et plus particulièrement pour la voie de la petite enfance et du travail en crèche.
De la 2nde à la terminale, je suis allée au lycée professionnel de Notre Dame à Mantes la Jolie, et j’ai ainsi intégré la filière Accompagnement Soins et Service à la Personne. Au cours de mon année de 2nde, j’ai effectué 2 stages d’un mois en crèche. Après cela, je ne souhaitais plus travailler en crèche. Je me suis rendue compte que je voulais travailler avec un public très différent. J’ai donc fait 4 stages à domicile avec des personnes âgées en 1ere et en terminale. Cependant, je ne me sentais pas à l’aise face à ce public. J’ai donc décidé au cours de ma 1ere de me renseigner sur le métier d’éducateur spécialisé, ce qui m’a beaucoup intéressé.

Devenir éducateur spécialisé et vivre une nouvelle expérience de mobilité

Après l’obtention de mon baccalauréat en juin 2015, je suis rentrée en classe préparatoire en vue de passer le concours d’éducateur spécialisé. Cette école se trouve à Paris dans le 13ème et mes cours ont lieu les lundis et mardis. J’ai choisi de faire cette prépa afin de ne pas quitter le cursus scolaire et cela me permet d’être deux jours à l’école et le reste de la semaine en stage, ce qui m’apporte un réel enrichissement professionnel.
En parallèle de mes cours, je devais effectuer un stage ou deux (suivant la durée et s’il y a rémunération ou non). Je me suis inscrite sur le site du Service Civique (c’est un site qui propose différents types de missions dans différents domaines sur une période de 6 à 12 mois, avec rémunération). J’ai postulé à différentes missions, dont une sur la « promotion de la mobilité des jeunes » à Mantes la Jolie. Deux jours suivant, j’ai eu une réponse pour un rendez-vous. Je m’y suis rendue le 1er octobre et depuis ce jour-là, je travaille au sein de l’association EIAPIC qui se trouve au Val Fourré à Mantes la Jolie. C’est une association qui a pour mission l’accompagnement à la scolarité du primaire au lycée. Les séances se font dans les Centres de Vie Sociale (CVS) du Val Fourré et au sein de certaines écoles. L’association travaille également sur le volet parentalité : des espaces parents/enfants sont organisés dans les CVS avec des ateliers sur le thème du jeu, de l’écriture, des contes et de la cuisine. Enfin, il y a la thématique mobilité, à travers un site internet qui a été créé par l’association « le Guide de la mobilité » : il permet de recenser des dispositifs pour les jeunes de 16 à 30 ans. Ces dispositifs sont classés par catégorie (travailler, faire un stage, étudier, se former, se divertir, échanger, se déplacer, s’engager, voyager). Il a pour but de reprendre les informations importantes de chaque dispositif. Durant ces premiers mois passés au sein de l’association, j’ai pu faire des rencontres avec des professionnels du secteur et participer à des formations, ainsi qu’être au contact du public durant les ateliers.
J’envisage de passer des concours d’Éducateur Spécialisé. Plus tard, je souhaite travailler avec les jeunes en difficultés scolaire, familiale ou sociale. J’apprécie être au contact direct avec le public, les aider, apporter mon soutien, me sentir utile et travailler en équipe.

La mobilité m’a permis de définir mon projet professionnel et de savoir rapidement ce qui m’intéressait ou pas. Décider de poursuivre mes études en dehors de ma ville m’a fait comprendre combien il est important d’aller à la rencontre des autres et d’élargir mon champ d’action et de connaissances. Savoir s’entourer, être mobile est selon moi la clé pour réussir son parcours scolaire et professionnel.

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