Lire c’est partir, l’initiative solidaire de Vincent Safrat

L’envie de lire pourrait sembler évidente pour un enfant en plein apprentissage parce qu’il est à la fois avide de nouveauté et fier de mettre en pratique ce qu’il apprend jour après jour. Néanmoins, un homme a fait le constat que dans les milieux populaires lire n’est pas un réflexe mais un vrai chemin de croix.
C’est suite à la lecture de L’Éducation sentimentale, de Flaubert, qui trainait là dans la maison de ses parents, que Vincent Safrat s’éprend de la lecture et découvre alors une passion jusque-là inconnue pour les livres. Il s’intéresse alors à la littérature du XIXe siècle, des luttes des classes, de la bourgeoisie. Il rêve alors de devenir écrivain et finit par se lancer dans un projet « autour du livre ».

Une idée qui a fait son chemin

Au départ, Vincent Safrat avait eu l’idée de récupérer des invendus auprès des libraires, lesquels étaient destinés à la destruction. Les éditeurs ont été séduits par la démarche puis se sont lassés. Dès lors, Vincent Safrat décide d’éditer lui-même ses livres sans subvention et sans faire de bénéfice mais en couvrant les charges de fabrication, droits d’auteur et d’illustration, les frais généraux… Il se lance alors sur les routes de France à la rencontre des enfants, des enseignants, des parents et sur le web.

L’éditeur des pauvres

C’est pour démocratiser l’accès aux livres, et plus généralement à la culture que Vincent Safrat s’est lancé dans une entreprise à la fois intelligente et solidaire en faisant éditer de nombreux ouvrages afin de les revendre 0.80 centimes d’euro aux enfants des classes populaires. C’est en 1992 qu’il crée l’association « Lire c’est partir », qui a pour but de « favoriser l’accès à la lecture pour tous ».
Bien que l’emprunt de livres dans les bibliothèques municipales soit gratuit ou que l’école propose aux enfants de nombreux livres dans les CDI, il n’en reste pas moins que la culture de la lecture n’est pas assez promue au sein des écoles et des institutions. Ainsi, la gratuité n’influe pas sur l’envie de lire, au contraire, le livre semble dévalué quand il n’est pas acquis avec ses propres deniers. L’idée donc de proposer aux jeunes enfants des livres à très bas coût (n’oublions pas qu’un livre de poche vaut en moyenne 7€) implique un investissement personnel et symbolique qui donne au livre une valeur beaucoup plus importante aux yeux des enfants.

Pour en savoir plus : Rendez-vous sur le site Lire c’est partir

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